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L'élève réfugié

Contexte favorable

ContecteFavorable

Les recherches sur la résilience scolaire, principalement dans une perspective interculturelle, sont encore rares actuellement. Les chercheurs et les praticiens de l'éducation ont le défi de trouver et de créer un contexte favorable à la résilience scolaire avec la clientèle des apprenants migrants ayant un vécu de réfugié.

La famille (y compris l'histoire psychologique des parents et le climat émotionnel de la maison), le milieu scolaire et les membres du personnel exercent une influence marquante sur la résilience scolaire de l’enfant ou de l’adolescent immigrant.

La famille joue un rôle prépondérant dans la résilience de l’enfant face aux traumatismes vécus. Il est donc important de :

  • favoriser la résilience familiale.
  • favoriser un climat de relation positive avec les parents pour ne pas faire subir les changements d’école pour l’enfant qui a besoin de stabilité.
  • maximiser l’accompagnement des parents à décoder la culture scolaire.
  • permettre aux parents d’évaluer leurs propres croyances et valeurs, ainsi que celles de leur société d’adoption, pour déterminer ce qui sera « le mieux » pour leurs enfants.
  • recourir aux compétences et aux savoirs de familles migrantes installées depuis un certain temps et ayant pu surpasser leurs problèmes pour appuyer les nouveaux immigrants.
Source : Comment favoriser la résilience de l’enfant et l’adolescent migrants primo-arrivants, dans le cadre scolaire? (consulté le 24 juin 2013).

Le milieu influence grandement le développement de la résilience scolaire chez l’élève. Le milieu scolaire constitue une source de sécurité en dehors du foyer, et parfois même la seule. Afin de créer un établissement scolaire favorisant la résilience, il est important de considérer les éléments suivants :

  • mettre en place une structure d’accueil de qualité.
  • opter pour des règles de vie claires et respectées à l’échelle de l’école.
  • avoir des attentes élevées pour les élèves et croire qu’ils peuvent réussir.
  • permettre aux élèves d’exprimer leur identité ethnique.
  • veiller à ce qu’il y ait cohérence et justesse dans le milieu scolaire.
  • considérer les programmes de tutorat par les pairs.
Source : Adapté de La résilience scolaire, Bouteyre, mars 2010 (consulté le 5 avril 2013).

Les membres du personnel scolaire représentent des modèles adultes avec des qualités positives.

Trois grandes attitudes qui permettent à un enseignant de favoriser la résilience chez l’élève ayant un vécu de réfugié :

  • l’authenticité : Dans ce cas, l’enseignant établit une relation directe de personne à personne. Il reste lui-même et entre en relation sans masque ni façade avec l’apprenant.
  • la considération, l’acceptation, la confiance : l’enseignant éprouve de la considération pour l’élève, pour ses sentiments et ses opinions, pour sa personne.
  • la compréhension empathique : l’enseignant s’efforce de se mettre à la place de l’élève, de voir les choses avec ses yeux à lui afin de comprendre de l’intérieur les réactions d’un jeune réfugié.
Source : Les enseignants : tuteurs potentiels de résilience (consulté le 14 mai 2013) et Comment favoriser la résilience de l'enfant et l'adolescent migrants ... (consulté le 7 octobre 2013).

Ressources complémentaires

ContexteFavorable

Pour identifier des façons d’apporter du soutien socioaffectif à l’élève et faciliter son acculturation et le contrôle de ses émotions, cliquez ICI.

Pour des fiches d’information produites par Alberta Education et portant sur les procédures d’urgence, les assemblées, la gestion de l’angoisse, la demande d’aide et l’organisation, cliquez ICI.

Une jeune réfugiée bhoutanaise sourde réussit avec succès dans une école d’Ottawa.