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L'élève réfugié

Pistes d’application pour l’apprentissage et l’inclusion
d’enfants de la maternelle à la 3e année

ayant un vécu de réfugiés

Préparation à l’arrivée de l’ENFANT

1. Je développe mes connaissances de la clientèle  (vécu de réfugié, résilience, etc.).

 

 

A. Je me familiarise avec les étapes à suivre pour l’accueil et la formation d’un élève réfugié.

Pour les points clés à considérer dans le vécu d’un élève réfugié, cliquez ICI.

B. Je tiens compte des comportements gagnants pour établir des liens de confiance avec l’enfant. Cliquez ICI.

C. Je lis la section ou des parties de la section La personne réfugiée.

D. Je m’informe sur la résilience, la résilience scolaire et les Adaptations à la vie scolaire pour m’aider dans mon rôle de soutien à l’enfant comme enseignant.

E. Je réfléchis à mon rôle d’enseignant dans l’apprentissage de la langue de scolarisation (le français). Pour s’informer sur les considérations liées à l’accueil des élèves immigrants et réfugiés (p. 4 à 8), cliquez ICI.

F. Je lis la section Approches pédagogiques pour choisir les méthodes appropriées à l’enfant qui a des besoins spécifiques en français.

2. Je regroupe les ressources qui pourraient être utiles pour répondre aux besoins des enfants ayant un vécu de réfugié.
 

A. Je parcours le site Enseigner aux élèves réfugiés et lis les sections appropriées à la clientèle pour me familiariser avec le vécu scolaire, le parcours migratoire, les besoins langagiers et affectifs, les adaptations à faire, etc.).

B. Je consulte des ressources imprimées ou autres traitant de la réalité des réfugiés (ex. : le site du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR).

C. Je consulte des tiers ou des organismes extérieurs qui pourraient me fournir des ressources pertinentes. (CAÉ, Portail de l’immigrant, associations multiculturelles, FPFA, etc.).

3. Je prépare l’arrivée de l’enfant dans la classe.
 

A. Je m’informe de son pays d’origine et de son nom et je prépare avec les autres enfants :

  • un mot de bienvenue
  • une affiche à faire avec les enfants
  • un bricolage (Ex. : Faire apposer la paume peinte en noir de chaque enfant du groupe sur une surface blanche, etc.)

B. J’ai recours à un parent ou un tuteur qui parle la langue d’origine de l’enfant lors des premiers jours (si cela est possible ou pertinent).

Pour évaluer la nécessité des services d’un interprète, cliquez ICI.

C. J’inclus du visuel significatif pour l’enfant dans la salle de classe. (ex. : une affiche avec un enfant noir, latino ou autres, un drapeau du pays d’origine, etc.)

D. Je mets à la disposition des enfants des ressources (livres, images, etc.) où l’on présente la diversité culturelle.

E. Je prépare le groupe à la venue d’un enfant qui a un vécu d’immigrant ou de réfugié.

F. Je choisis les suggestions d’accueil qui me conviennent.

Pour une activité brise-glace qui permet de créer des interconnexions dans le groupe, cliquez ICI.

Pour un exemple d’activité brise-glace, cliquez ICI.

Évaluation diagnostique de l’enfant

4. J’évalue les habiletés à l’oral et à l'écrit de l’enfant.
 

A. Je me sers ou j’adapte des outils d’observation et d’évaluation pour mesurer les habiletés de l’enfant en français.

Pour connaitre les conditions gagnantes pour une entrevue d’évaluation, cliquez ICI.

Si cela est possible et pertinent, évaluer le niveau de lecture et de l’écriture de l’apprenant
dans sa langue maternelle. Cela permet de déterminer ses compétences et ses lacunes et de cibler les besoins de l’enfant dans la langue de scolarisation.

B. Je consulte les composantes du développement des habiletés de lecture et d’écriture telles qu’élaborées par Alberta Education. Cliquez ICI.

Pour un portrait global de l’apprentissage du français pour les élèves réfugiés en situation de grand retard scolaire au primaire (attentes générales et spécifiques), cliquez ICI.

C. Je recours au Processus d'identification des besoins en francisation préscolaire pour faciliter l’évaluation de l’enfant ayant des besoins langagiers particuliers.

5.  Je crée le profil de l’enfant et de ses besoins d’apprentissage.
 

A. Je fais le portrait des habiletés et des intérêts de l’enfant.

Pour des grilles de préférences d’apprentissage présentées dans la section « Le point de vue de l’élève », cliquez ICI.

B. Je cible les connaissances et les compétences à acquérir.

  • En maternelle, évaluer le niveau de connaissances linguistiques (éveil à l’écrit) de l’élève.
  • En lecture, évaluer les habiletés de décodage et de compréhension de l’élève.
  • En écriture, évaluer les habiletés et les stratégies orthographiques et les habiletés rédactionnelles de l’élève.

EN FRANÇAIS

Pour des fiches d’évaluation des compétences en français en maternelle, cliquez ICI.

Pour évaluer la compétence à l’oral en maternelle, cliquez ICI.

Pour les seuils repères en français, tels qu’élaborés par Alberta Education, cliquez sur les liens ci-dessous.

  • En maternelle (pour l’écoute et l’expression orale), cliquez ICI.
  • De la 1re à la 3e année (pour l’écoute, l’expression orale, la lecture et l’écriture), cliquez ICI.

Pour des grilles d'évaluation - écriture :

Pour des grilles d'évaluation - exposé :

Pour des grilles d'évaluation - écoute :

Pour des grilles d'évaluation - interaction :

ANGLAIS LANGUE SECONDE

Pour une approche générale l’anglais langue seconde au primaire, cliquez ICI.

Pour des seuils repères :

Pour l’apprentissage d’une langue fonctionnelle en anglais, cliquez ICI.

MATHÉMATIQUES

Pour une approche générale des mathématiques au primaire, cliquez ICI.

Pour les stades de développement de la numératie (des enfants de 5 à 6 ans), cliquez ICI.

Pour des grilles de compilation de résultats :

SCIENCES ET TECHNOLOGIE

Pour des grilles de compilation en sciences et technologie (de la 3e à la 6e année) :

C. Je monte un dossier d’acquisition de connaissances de l’enfant.

Le dossier suit l’observation et l’évaluation des connaissances et compétences de l’enfant et comprend les renseignements essentiels suivants :

  • les données obtenues par le biais des observations et des évaluations;
  • le niveau de rendement et de réalisation actuel;
  • la détermination des forces et des catégories de besoins;
  • des buts et des objectifs mesurables;
  • des méthodes d’évaluation des progrès de l’élève;
  • la détermination des services de soutien coordonnés (y compris les services relatifs à la santé), selon les besoins;
  • les agencements ou les adaptations nécessaires en classe (par exemple, des changements aux approches pédagogiques, aux stratégies d’apprentissage, au matériel, aux ressources ou à l’équipement);
  • le compte rendu de fin d’année.

Source : Adapté du document Les normes en matière d’adaptation scolaire normes en adaptation scolaire prescrites par Alberta Education.

Pour avoir accès à un livret personnel des compétences (LPC) qui fournit les grandes composantes d’une évaluation globale l’élève, cliquez ICI.

D. Je fais le suivi des acquis langagiers à l’aide des feuilles de suivi préparées par Alberta Education.

Pour avoir accès aux documents de suivi des habiletés de lecture et d’écriture, cliquez les liens suivants :

E. Je suis la séquence d’évaluation suivante pour créer le profil des compétences de l’enfant.

  1. J’évalue les progrès de l’enfant.
  2. Je choisis des stratégies d’enseignement appropriées pour l’acquisition des bases de la lecture, l’écriture (reconnaissance d’un mot à l’écrit) et des mathématiques (ex. : le dénombrement.)
  3. Je mets en œuvre les stratégies choisies.
  4. Je mesure les progrès de vos élèves.
  5. Si nécessaire, je reprends l’enseignement de certaines habiletés ou j’adopte une nouvelle stratégie d’enseignement, si l’enfant n’atteint pas l’objectif d’apprentissage visé.
  6. J’évalue les progrès de l’enfant.
  7. Je décide des prochaines étapes dans mon enseignement.
6. Je réfère l’enfant à des services d’appui, si nécessaire.
 

A. Je consulte la section Services d’appui pour les parents et la communauté dans ce site.

B. Je propose aux parents ou tuteurs les noms de thérapeutes, cliniciens ou autres ressources, si l’enfant a besoin de services spécialisés (en santé, en santé mentale, etc.).

C. Je travaille en collaboration avec l’équipe-école ou la communauté d’apprentissage professionnel (CAP), s’il y a lieu.

Une CAP inclut :

  1. une vision, une mission, des valeurs et des objectifs communs.
  2. des systèmes de prévention et d'intervention.
  3. la formation d'équipes coopératives aux fins de l'enseignement et de l'apprentissage.
  4. des prises de décision guidées par les données et l'amélioration continue.
  5. une participation active de la famille et de la communauté.
  6. la constitution d'un leadership durable.

Consulter la section Actions-Interventions dans l’onglet « Clientèle » pour comprendre le rôle d’une équipe-école ou CAP.

Pour des pistes d’interventions auprès de la clientèle ayant vécu des traumatismes, cliquez sur les liens suivants :

  • Outils de soutien à la santé mentale de la maternelle à la 3e année – Alberta Education. Cliquez ICI.
  • Principaux repères sur les causes de traumatismes chez l’enfant – Organisation mondiale de la Santé. Cliquez ICI.
  • Le syndrome post-traumatique chez les enfants – Hôpital de Montréal. Cliquez ICI.
  • Violence faite aux enfants (Mémoire traumatique et victimologie). Cliquez ICI.

Approche pédagogique et langagière

7.  Je choisis des approches pédagogiques en fonction des besoins spécifiques de l’enfant.
 

A. Je choisis la programmation émergente ou une autre approche gagnante pour favoriser l’inclusion des enfants dans le groupe.

Pour des réflexions et des stratégies de différenciation pédagogique, cliquez ICI.

Pour lire le témoignage d’une enseignante qui pratique la différenciation pédagogique, cliquez ICI.

Pour diverses raisons de choisir et d’appliquer la différenciation pédagogique en vue de répondre aux besoins de la clientèle, cliquez ICI.

Pour une approche de l’enseignement des mathématiques par bloc d’apprentissage, cliquez ICI.

Pour des pistes visant l’apprentissage d’une langue seconde, cliquez ICI.

B. Je conçois un plan d’action concis en adoptant les approches pédagogiques susceptibles de répondre aux besoins langagiers des enfants ayant un vécu de réfugié. Pour bâtir mon plan d’action, je me sers des canevas suivants :

  • Pour faire un plan global des apprentissages à faire (5 p.), cliquez ICI.
  • Pour faire un plan spécifique - un objectif à la fois (1 p.), cliquez ICI.

C. Je fournis des stratégies d’apprentissage à l’enfant.

  • Pour des idées visant à faciliter la concentration de l’enfant, cliquez ICI.
  • Pour une liste de stratégies essentielles d’apprentissage de la langue, cliquez ICI.
  • Pour des stratégies de lecture, d’écriture, d’écoute et de production orale (p. 11 à 14), cliquez ICI.
8. Je différencie la pédagogie à des moments propices pour l’acquisition de termes ou de concepts spécifiques.
 

A. Je m’informe sur des pistes d’application concrètes de la différenciation pédagogique en salle de classe.

Pour des stratégies pour aider les élèves ayant des difficultés particulières, cliquez ICI.

B. Je lis la section Gestion de classe pour favoriser l’inclusion des enfants ayant un vécu de réfugiés.
PistesApplication

C. Je fais des activités de français complémentaires pour renforcer l’acquisition du vocabulaire de l’enfant.

Pour lire des suggestions d’activités proposées dans les sites Internet pour le préscolaire, cliquez ICI.

Pour des stratégies d’adaptation de l’enseignement, cliquez ICI.

Pour une fiche d’adaptation permettant de cibler des points précis à améliorer chez l’enfant, cliquez ICI.

Pour des idées d’activités touchant la préécriture et la prélecture, cliquez ICI.

D. Je demande aux parents ou aux tuteurs francophones de faire des lectures en français à leur enfant (en salle de classe).

Le parent ou le tuteur peut :

  • lire des histoires, des bandes dessinées, des poèmes pour enfants en français.
  • lire des consignes, des questions à répondre, des problèmes à résoudre, à voix haute, en vue de faciliter la compréhension de l’élève. En général, les habiletés à l’écoute des immigrants en situation de grand retard scolaire sont souvent plus développées que les habiletés de lecture.
  • lire les questions d’examens.
  • lire des textes ou articles d’information, le contenu de sites Web ou autres pour aider l’élève à réaliser un projet de recherche, d’écriture ou de production orale.
9. J’intègre des activités d’apprentissage de la langue ou des sorties en fonction des intérêts et des besoins langagiers et développementaux de l’enfant.
 

A. Je choisis des activités en fonction des besoins langagiers de l’enfant.

Pour une liste de sites offrant diverses activités de vocabulaire ou autres, cliquez ICI.

La littérature enfantine à privilégier pour l’acquisition de la langue
de scolarisation ou additionnelle

Les contes à structure narrative répétitive (histoires cumulatives, réplétives avec ou sans fin…) ou à formule répétitive. L’organisation du conte à formule répétitive place les enfants en situation d’attente et d’anticipation, la récurrence faisant alors office de « patron langagier ».

Les albums dans lesquels les images sont toujours récurrentes au texte afin de faciliter la prise d’indices et l’émission d’hypothèses de lecture.

Pour quelques suggestions de littérature enfantine, cliquez ICI.

B. Je recours aux appuis visuels et à l’animation. J’inclus des éléments visuels du pays d’origine de l’enfant (paysage, habitation, aliments, etc.).

C. Je permets à l’enfant de s’exprimer sous toutes formes de médiums. Le dessin peut devenir un moyen d’expression pour les jeunes enfants réfugiés d'exprimer des émotions vécues. Pour un enfant réfugié, les dessins peuvent être révélateurs de réalités difficiles (guerre, violence, mort, etc.). Accompagner l’enfant dans sa résilience et travailler conjointement avec un intervenant spécialisé en santé mentale, si nécessaire.

D. J’initie l’enfant aux TIC (appareil-photo, ordinateur, tablette électronique, applications de jeux, etc.).

  • Pour des jeux d’apprentissage pour les 2 à 6 ans, cliquez ICI.
  • Pour des jeux d’orthographe, de calcul et d’anglais langue seconde pour les 6 à 12 ans (par ordre alphabétique), cliquez ICI.
  • Pour des jeux d’associations, des jeux de lettres et de chiffres, des jeux de logique, etc. (pour les 3 à 12 ans), cliquez ICI.
  • Pour des jeux d’orthographe et de calcul pour les 6 à 12 ans, cliquez ICI.
  • Pour la lecture complète d’histoires à voix haute ou par découpage de mots, cliquez ICI.

E. J’effectue des sorties dans divers milieux francophones selon les possibilités. (Ex. : à la joujouthèque, à la bibliothèque, dans un cabinet de dentiste, d’un optométriste, etc.)

  • Pour des listes de ressources ou des évènements en français en Alberta (livres, vidéos, spectacles, sorties, etc.), cliquez ICI.
10. Je renforce la langue maternelle de l’enfant (à l’aide d’un parent, d’un tuteur, d’un jeu vidéo, etc.)
 

A. Je remplis un tableau sur les questions à poser pour renforcer l’identité culturelle des enfants. Cliquez ICI.

B. Je favorise l’expérience langagière (ou l’approche langagière) pour renforcer le rapport entre l’oral et l’écrit.

L’expérience langagière privilégie :

  • le vécu de l’enfant.
  • le langage de l’enfant.
  • le support oral (lecture à a voix haute par l’enseignant, interactions…).
  • le support visuel.
  • l’expression personnelle.

L’approche langagière est souvent utilisée pour créer des textes que les élèves peuvent utiliser pour des activités de lecture ou d’écriture ou comme référence.

Ex. d’application de l’expérience langagière (de l’oral et à l’écrit) – APPROCHE INDIVIDUELLE : Je demande à l’enfant de me raconter une histoire (en français ou dans sa langue maternelle (s’il y a un tuteur pour traduire). Je transcris et je trouve des images pour créer un livre qui rapporte le vécu et l’imaginaire de l’enfant. Je lis le livre devant la classe. Ce projet renforce les habiletés langagières et la fierté de l’enfant et favorise son inclusion dans le groupe.

Pour des idées sur la création d’un livre géant pour la maternelle, cliquez ICI.

Pour avoir accès à un plan de leçon et des exemples de productions d’enfants (maternelle à la 2e année) à partir de l’expérience langagière, cliquez ICI.

Ex. d’application de l’expérience langagière (du visuel et à l’oral) – APPROCHE DE GROUPE : Je découpe des images dans les magazines et les colle dans un livre. Je peux choisir quelques photos qui rappellent des éléments du pays d’origine des élèves immigrants. Toute la classe repère les mots importants dans l’image et s’en sert pour composer une phrase. J’écris la phrase sous chaque photo et les enfants la relisent.

C. J’écoute de la musique du pays d’origine de l’enfant dans la classe. Je demande aux parents de m’en fournir, je fouille sur YouTube, je me procure des disques compacts ou je consulte les liens suivants :

Ex. :
Pour des berceuses du centre et de l'ouest de l'Afrique
Songs from the Baobab (2011)
Pour en savoir plus ou écouter des extraits.

Pour des berceuses du Maghreb
Songs in the Shade of the Olive Tree (2012)
Pour en savoir plus ou écouter des extraits.

Pour écouter une comptine du Congo
Uélé Moliba Makasi

Pour écouter 30 comptines de l’Afrique noire (de la Côte d’Ivoire au Rwanda)
Comptines et berceuses du Baobab

Pour lire une comptine du Rwanda (textes écrits en kinyarwanda et traduits en français et en anglais)
Kabuye Kanjye
Pour écouter la chanson, cliquez ICI.

Pour écoute et lire des comptines de l’Amérique du Sud
Cliquez ICI, et ICI

C. Je fais des activités d’éveil aux langues avec les enfants.

Dans le contexte de l’éveil aux langues, plusieurs activités réalisées en français sont suivies, d’une autre activité réalisée dans d’autres langues que le français. Cette activité d'éveil inclut l’apprentissage de trois ou quatre langues en même temps.

En vue de valoriser la langue d’origine de l’élève immigrant, les programmes d’éveil aux langues permettent d’intégrer différentes langues familières dans des activités d’apprentissage dans le but d’apprendre d’autres langues et de s’ouvrir à la diversité culturelle.

Par exemple, en Alberta, les élèves au préscolaire pourraient faire l’apprentissage du français, de l’anglais et de quelques mots d’espagnol ou de kinyarwanda.

Activités d’introduction :

  • Faire une enquête sur les langues parlées par les enfants.
  • Faire connaitre les équivalents du mot « bonjour » dans toutes les langues.
  • Comparer l’interprétation des cris d’animaux selon les langues.
  • Faire l’écoute de chansons chantées dans diverses langues.
  • Transmettre un message secret de bouche à oreille dans une langue choisie par un élève.
  • Jouer avec les mots et les sonorités de différentes langues.

Activités d’exploration :

  • Explorer les emprunts linguistiques.
  • Découvrir les origines des noms de lieux selon les langues.
  • Découvrir la diversité des prénoms selon les langues (Permet de réaliser qu’un même son ne s’écrit pas forcément de la même manière et que des mêmes lettres ne se lisent pas forcément de la même manière dans toutes les langues et de comprendre les liens entre les prénoms et l’identité. Consulter les pages 9 à 12 du document Quelques propositions didactiques pour un travail sur les noms dans une perspective interlinguistique.
  • Présenter différentes versions d’un conte dans différentes langues.
  • Comparer les proverbes et les locutions imagées dans différentes cultures.
  • Se sensibiliser à la diversité de l’écriture (chinoise, arabe, etc.)
  • Écrire des chansons plurilingues.
  • Créer une « fleur des langues » au moyen de tissus.
  • Présenter une recette dans une langue étrangère aux langues parlées par les élèves (ex. : présenter une recette en espagnol. Demander aux élèves d’en comprendre le contenu. Cette activité, faite en petits groupes, permet la contribution de chaque élève dans la coconstruction du sens du texte en espagnol, en recourant à l’ensemble des compétences plurilingues de l’équipe.).
  • Etc.

Pour d’autres exemples de jeux en ligne visant l’éveil aux langues, cliquez ICI

Pour des comptines en cinq langues, cliquez ICI.

Pour d’autres idées d’activités d’éveil aux langues, cliquez ICI.

Pour des ateliers d'expression théâtrale plurilingue en classe d'accueil, cliquez ICI.

Approche inclusive

11. J’inclus l’enfant dans le groupe.
 

A. Je développe des projets d’inclusion.

Je forme des cercles d’amis en tenant compte des habiletés et des intérêts des membres du groupe. Ces cercles d’amis se réunissent à des intervalles réguliers pour faire des activités. Les élèves apprennent ainsi à mieux se connaitre et à se faire de nouveaux amis. Les interactions intergroupes désamorcent les préjugés et favorisent l’inclusion de tous.

Pour des questions à se poser pour créer une culture d’éducation inclusive, cliquez ICI.

Pour des idées clés à mettre en pratique pour favoriser l’inclusion de l’élève et des parents, cliquez ICI.

Pour connaitre les points clés de la culture de l’inclusion tels qu’élaborés par Alberta Education, cliquez ICI.

Pour trouver des stratégies pour favoriser l’inclusion des immigrants dans les communautés francophones, cliquez ICI.

Pour quelques règles permettant d’établir un lieu sécurisant et inclusif, cliquez ICI.

B. Je fais un suivi des habiletés de l’enfant à travailler avec les autres.

Pour une grille d’évaluation des habiletés de l’enfant à travailler avec les autres, cliquez ICI.

C. Je choisis des activités à faire en groupe afin de favoriser les interactions entre les élèves d’origines diverses et apporter du soutien affectif à l’élève.

Pour des idées d’activités pour les enfants (document PDF, 9 p.), cliquez ICI.

Pour des idées d’activités à faire dans le terrain de jeu ou dans la cour d’école, cliquez ICI.

Pour des réflexions sur le sujet et des activités à faire dans une classe multiculturelle,
cliquez ICI.

Pour des jeux de connaissances interculturelles, cliquez ICI.

Pour un recueil de projets novateurs visant l’inclusion scolaire des élèves immigrants, cliquez ICI. Plusieurs des projets présentés peuvent être adaptés au contexte albertain.

D. Je conçois un projet de groupe artistique ou tout projet à caractère ludique - d’où tout le monde sort gagnant! (Ex. : Faire un diaporama sur sa classe, à l’aide de photos, de dessins ou de textes d’enfant, décorer la classe…)

Pour une liste de ressources commentées sur l’éducation inclusive pour le primaire et le secondaire, cliquez ICI.

E. J’oriente l’enfant ayant un vécu de réfugié vers la résilience.

Je me réfère aux pistes fournies dans les sections Résilience scolaire et Adaptations à faire pour répondre aux besoins spécifiques des enfants ayant un vécu de réfugié.

Pour une liste de caractéristiques de l’enfant victime de stress post-traumatique, cliquez ICI.

Pour des suggestions de mise en place de mesures de soutien socioaffectif en salle de classe, cliquez ICI.

J’identifie des moyens pour pratiquer la pédagogie du rire, le défoulement, la relaxation, la discussion.

  • Faire des exercices dynamisants. Pour des suggestions, cliquez ICI.
  • Consulter le livre Coopérer pour prévenir la violence. Jeux et activités d’apprentissage pour les enfants de 2½ à 12 ans
  • Fournir le vocabulaire nécessaire à l’enfant pour exprimer ses émotions. Pour des pistes, cliquez ICI.

Je consulte les documents portant sur la réussite scolaire des enfants pris en charge qui peuvent regrouper une partie des enfants réfugiés qui arrivent seuls. Cliquez sur les liens ci-dessous.

12. Je crée un partenariat avec les parents (foyer).
 

 A. Je consulte des documents qui me renseignent sur les moyens à prendre pour créer un partenariat efficace avec le foyer.

Pour des activités d’accueil et de partage en français en créant des liens entre l’école, le foyer et toute la communauté francophone, cliquez ICI.

B. Je communique avec les parents ou tuteurs (résultats de l’évaluation, profil de l’enfant, plan d’action pour l’acquisition de la langue, activités et thèmes choisis, etc.).

Dans les communications aux parents, il est recommandé de/d’:

  • identifier les compétences l’élève qui seront observées/évaluées lors du prochain bulletin.
  • varier les modalités de communication des apprentissages (portfolio, agenda, bulletin, illustration de la progression, rencontre, message, etc.).
  • adapter les fréquences de communication aux parents selon les besoins de l’élève.
  • prévoir un bulletin scolaire qui indique clairement par rapport à quel niveau (ou cycle) se situe l’enfant.

Pour des idées de communications aux parents, des activités brise-glace et des listes de stratégies (p. 35 à 90), cliquez ICI.

C. J’invite les parents au centre ou à la garderie. Je permets aux parents d’accompagner leurs enfants lors des premières heures ou des premiers cours si ces derniers souffrent d’insécurité à cause de leur vécu de réfugié, ou je laisse ma porte ouverte aux parents qui veulent mieux connaitre le milieu scolaire de leur enfant.

D. J’encadre la participation des parents ou tuteurs dans le but de favoriser l’inclusion, la résilience et le développement langagier de l’enfant.

Pour des idées d’encadrement, cliquez ICI.

Pour des idées visant la participation des parents à la réussite éducative de leurs enfants, cliquez ICI. (suggestions variées, p. 19 à 34 et canevas, grilles et autre matériel à utiliser, p. 35 à 95.)

E. Je fournis des outils aux parents pour soutenir l’apprentissage de leur enfant.

Pour des exemples d’outils pour les parents, cliquez sur les liens suivants.

Pour avoir accès à 100 ressources pour les parents, cliquez ICI.

Pour initier l’enfant aux mathématiques, cliquez ICI.

Pour des ressources en ligne et en librairie pour appuyer les enfants de la maternelle à la 3année, cliquez ICI.

La science en famille

Pour des idées de ressources offertes en librairie, cliquez ICI.

13. Je fais du jumelage.
 

A. Si le contexte le permet, jumeler un enfant de souche plus âgé avec un enfant immigrant. (Définir les rôles du plus âgé. Ex. : Sourire à l’enfant réfugié, jouer avec lui ou elle et l’aider; prendre une photo officielle du duo jumelé. Rendre la photo accessible aux enfants sur un écran, une tablette tactile ou autres).

B. Si le contexte le permet, jumeler des enfants du préscolaire à des enfants de l’élémentaire pour favoriser l’inclusion et les apprentissages.

Pour un exemple de programmation de jumelage d’enfants du préscolaire francophone avec des classes de 6-7 ans sur une base bimensuelle, cliquez ICI.

Pour visionner un projet de jumelage d’une classe de 6e année avec une classe du préscolaire multiculturelle pour la réalisation d’un clip vidéo de 4 minutes, cliquez ICI.

C. Si cela est approprié, je jumèle un parent franco-albertain avec un parent immigré pour permettre un rapprochement interculturel et fournir du soutien parental aux familles ayant un vécu de réfugié.

14. Je sensibilise le groupe au vécu de réfugié.
 

A. Je consulte la section La personne réfugiée pour connaitre les réalités vécues lors de migrations forcées.

B. Je consulte des documents pour choisir des activités appropriées au niveau et à la matière enseignés (Activités de la maternelle au secondaire).

Pour une liste de ressources visant à sensibiliser au vécu de réfugié, cliquez ICI.

C. Je fais des lectures d’histoires ou d’articles qui montrent des photos, de personnes immigrantes ou réfugiées.

Pour avoir accès à un livret s’intitulant Les enfants réfugiés : à l'abri de la violence et de la guerre, incluant une bande dessinée et des photos accrocheuses, Cliquez ICI.

Pour des photos de personnes ayant un vécu de réfugiées, choisir dans la galerie de photos HCR, cliquez ICI.

Pour un dossier sur les camps de réfugiés, publié dans la revue Les Débrouillards, cliquez ICI.

Pour des idées visant à souligner la Journée mondiale des réfugiés le 20 juin, cliquez ICI.

Pour un exemple d’affiche soulignant la journée mondiale des réfugiés du 20 juin, cliquez ICI.

Pour diverses publications ou sites de référence pour sensibiliser à la réalité des personnes réfugiées, cliquez ICI.

D. J’inclus des thèmes, des activités ou des projets qui traitent de la diversité.

Ex. 1 : Chaque mois, je demande aux élèves d’élaborer trois fiches portant sur une fête d'un pays différent, une recette d'un pays étranger et un jeu ou un vêtement typique (ou une tradition du pays).

Ex. 2 : Je choisis des livres, des images, des jouets et des jeux illustrant des personnes dont la race, l'âge, le sexe et les habiletés sont différents, mais qui peuvent s’impliquer dans tous les types d'activités. Par mes paroles et mes gestes, je démontre de l'intérêt à l'égard de diverses personnes ayant des coutumes, des convictions et des comportements différents.

Ex. 3 : Je crée des textes, des mises en situation, des problèmes à résoudre, des activités pédagogiques qui présentent des éléments portant sur la diversité.

15. Je recours à des services d’appui pour m’aider dans ma tâche (équipe-école, interprète, bénévole, organisme de soutien, etc.)
 

A. Je consulte la section Partenariat école-foyer-communauté et Services d’appui pour les parents et la communauté pour identifier des sources de soutien et des possibilités de partenariat.

 

Suivi de l’enfant

16. J’évalue régulièrement les compétences et les acquis de l’enfant en fonction de son profil.
 

A. Je me sers de grilles, de critères et de commentaires pour rendre compte des progrès ou des difficultés de l’enfant.

Pour un rapport d’évaluation des compétences à l’oral en maternelle, cliquez ICI.

B. Je communique les observations/résultats à la famille.

 

17. Je fais des ajustements pédagogiques en fonction des besoins d’apprentissage de l’enfant.
 

A. Je me réfère aux points 5 et 8.

 

Dossier sommaire de l’enfant

18. J’identifie les acquis de l’enfant qui le prépare à la maternelle et les habiletés non maitrisées.
 

A. Je fais le bilan des feuilles d’observation et de suivi utilisées pour l’enfant. Ce bilan des apprentissages doit indiquer clairement par rapport à quel cycle se situe le jugement porté.

Pour un bilan de fin d’année, cliquez ICI.

Pour un schéma permettant de voir les progrès de l’enfant en lecture dans une approche différenciée (Annexe 1, p. 12), cliquez ICI.

Pour un bilan en mathématiques sur la résolution de problèmes, cliquez ICI.

 

19. Je discute avec les parents du portrait global de leur enfant.
 

A. J’organise une rencontre avec les parents ou tuteurs pour discuter du bilan préparé.

20. Je soumets un dossier détaillé aux intervenants scolaires concernés.
 

A. Je fais du dépistage précoce pour déterminer si l’enfant aura des besoins scolaires spéciaux.

B. Je remplis un document pour faire le bilan des acquis de l’enfant et les stratégies utilisées pour favoriser l’inclusion et la mise à niveau de l’enfant.

Pour un exemple de bilan, cliquez ICI.