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L'élève réfugié

Exemples d’adaptations spécialisées en lecture

AdaptationSpecialiseeLectureL'élève en situation de grand retard scolaire qui est exposé à des stratégies de soutien à toutes les étapes de la lecture a plus de chance de faciliter ses apprentissages dans toutes les matières et son inclusion dans la classe ordinaire.

L'important est de donner d'abord accès au texte à l'élève sans quoi il ne peut réaliser les tâches qui suivent la lecture. L'oral doit toutefois avoir une place de choix dans l'intervention auprès des élèves réfugiés qui ont souvent développé de meilleures habiletés à l'oral qu'à l'écrit. Un support audio aux textes proposés peut être bénéfique à l'élève dans divers contextes de lecture. Ex. : un livre audio, des enregistrements maison de textes informatifs à lire, ou des consignes ou de questions liées à une activité, à un examen, etc.)

Avant la lecture

La préparation à la lecture est cruciale dans la motivation de l’élève à lire le texte et à réussir la tâche qui suit la lecture.

  • Choisir des textes qui touchent au vécu du jeune immigrant.
  • Prévoir du temps pour que les élèves puissent discuter de ce qui sera abordé lors de la lecture. Leur demander ce qu’ils savent déjà à propos du sujet, le vocabulaire en lien avec le sujet, ce qu’ils aimeraient apprendre sur le sujet.
  • Regarder des images, des photos, des mots, etc., en lien avec le thème abordé.
  • Discuter en profondeur avec les élèves en mettant en contexte ce qui sera lu. Cette discussion leur permet d'acquérir le vocabulaire nouveau dans le texte, de les familiariser avec le personnage de l'histoire ou le thème discuté ou à l'idée générale du texte pour faciliter la lecture et la compréhension.
  • Favoriser les liens entre les nouveaux mots et ceux qui ont déjà été appris.
  • Faire des prédictions sur le texte.

Moyens de fournir le vocabulaire nécessaire à la compréhension des textes lus :

  • Présenter une liste de mots que l’élève retrouvera dans les lectures de la semaine.
  • Construire une liste de mots nouveaux ou jugés plus difficiles en fonction des chapitres d'un roman à lire.
  • Inclure le nouveau vocabulaire dans une discussion servant de préparation à la lecture.
  • Ajouter les définitions des mots des listes en fonction des contextes.
  • Insérer des images représentant des mots, des idées ou des passages plus difficiles à comprendre.
  • Souligner au préalable certaines informations importantes dans le texte en utilisant un code de couleurs (Ex. : le jaune, pour identifier les nouveaux mots de vocabulaire; le bleu, pour mettre l'accent sur la définition de certains mots, et le vert, pour souligner des informations importantes.)
Pendant la lecture

Cette étape est la plus ardue pour les élèves en difficulté, car ils se retrouvent seuls face au texte.

  • Prévoir des pauses pour discuter de l'état d'avancement de la compréhension en grand groupe ou en petits groupes.
  • Permettre la compréhension à l'aide d'organisateurs graphiques ou de cartes conceptuelles en vue de construire progressivement et d'organiser l'information graduellement, non à la fin de l'activité de lecture seulement.
  • Appuyer les étapes de lecture de supports à l'oral.
  • Fournir un canevas de lecture comprenant les grandes idées du texte ainsi que des espaces pour le compléter à l'aide d'informations importantes.
Après la lecture

Après la lecture, le moment est venu de vérifier la compréhension du texte.

  • Revenir sur la discussion entamée avant la lecture.
  • Donner accès en même temps au texte et aux questions à l'élève afin que celui-ci puisse mieux diriger sa recherche d'information.
  • Se servir de questions colorées pour faciliter la tâche de l’élève.
  • Ex. de codes de couleurs pour différents types de questions :
    • les questions vertes sont celles où les réponses se retrouvent directement dans le texte.
    • les questions orange annoncent au lecteur qu'il doit porter attention à divers endroits du texte pour composer sa réponse.
    • les questions rouges indiquent au lecteur qu'il doit combiner des indices ou des signes dans le texte à ses propres idées afin de composer sa réponse ;
    • les questions noires indiquent à l'élève qu'il ne trouvera pas la réponse dans le texte, qu'il devra alors soit faire appel à ses connaissances personnelles ou à son jugement pour formuler sa réponse.
  • Recourir aux signets autocollants en vue d’impliquer activement le lecteur dans ses lectures et de renseigner l'enseignant de façon précise sur la compréhension du texte de l'élève.
  • Ex. de code d'identification des signets autocollants de l'élève :
    • • le « ? » signifie que l'élève n'a pas compris un passage.
    • • le « ! » signifie qu'il a trouvé un passage intéressant.
    • • le « • » signifie que le passage contenait des informations connues de l'élève.
  • Indiquer les questions à poser en priorité et auxquelles l'élève pourra aisément répondre.
  • Permettre à l’élève de souligner directement dans le texte les passages qui correspondent à telle ou telle question, en indiquant dans la marge le numéro de la question à laquelle chaque passage se rapporte. (Permet d’éviter la surcharge liée à la retranscription.)

Moyens de préparer l’élève à la tâche suivant la lecture :

  • Rendre le texte à lire facilement accessible (type de support, présentation graphique, etc.)
  • Fournir les questions auxquelles ils devront répondre à la fin de leur lecture.
  • Tenter de répondre aux questions avant de lire le texte.
  • Indiquer les numéros de pages dans lesquelles la réponse se trouve, si nécessaire.
  • Procéder à une première lecture du texte à voix haute (mandater un lecteur ou créer un support auditif pour des élèves qui présentent des difficultés importantes pour identifier les mots écrits.)

Évaluation de la compréhension de lecture

Avec les élèves en situation de grand retard scolaire, il peut être intéressant d'explorer de nouvelles pistes pour travailler ou vérifier la compréhension du texte lu.

  • La paraphrase : l’élève doit paraphraser ce qu'il a compris du texte ou reformuler en petits groupes alors que l'enseignant travaille avec un groupe d'élèves qui présentent plus de difficultés.
  • L'imaginaire dessiné : l’élève doit dessiner une histoire qu'on lui a racontée ou qu'il a lue. Le dessin révèle alors sa compréhension. Par la suite, les dessins peuvent être échangés entre élèves et alimenter une discussion sur la compréhension du texte.
  • La phrase copiée partagée : l’élève est stimulé à lire et à réagir par l'écriture à ce qu'il a lu. Après une lecture, il doit écrire textuellement (ou surligner) un passage qu'il a aimé. Par la suite, en dyade, les élèves s'échangent leur passage respectif et réagissent à l'aide d'un commentaire écrit sur le passage choisi par le pair. (Permet une réaction par l'écriture d'une lecture tout en favorisant les interactions. L’élève en difficultés peut émettre un commentaire oral plutôt qu'écrit.)
    • proposer la production d'un court texte libre à propos de ce qui a été lu ou poser une question de compréhension globale pour vérifier la compréhension générale du texte.
    • Fournir un support auditif pour que l'élève en difficulté puisse retourner aux informations du texte en les réécoutant plutôt que d’avoir à relire certains passages.

Source : Adapté de RAPPORT Persévérance et réussite scolaires (FQRSC) 2004-2006 ... (consulté le 25 novembre 2013).