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L'élève réfugié

Le modèle ontarien en place (Grandes lignes)

Le modèle ontarien utilisé pour l'enseignement et l'inclusion des élèves immigrants en situation de grand retard scolaire peut fournir des pistes pour une direction d'école qui accueille cette clientèle.

Voici les grandes lignes du modèle ontarien.

En Ontario, les écoles de langue française accueillent de nombreux élèves nouveaux arrivants et des élèves parlant peu ou pas le français.

Le programme « Apprenants du français et nouveaux arrivants (AFENA) et la révision des programmes-cadres « Actualisation linguistique en français » (ALF) et « Programme d'appui aux nouveaux arrivants » (PANA) visent à soutenir les élèves en situation de grand retard scolaire issus de familles nouvellement arrivées afin de favoriser leur réussite scolaire et leur inclusion à la communauté francophone, et à la société en général.

Les programmes-cadres ont été adaptés aux besoins spécifiques des élèves qui ont besoin de soutien pour l’apprentissage de l’anglais langue seconde pour réussir et du soutien pour s'adapter à la société canadienne.

Les nouveaux arrivants sont identifiés en tant que English Language Learners (ELL), qu’ils soient au primaire ou au secondaire. Ils ont accès à deux programmes, selon leur connaissance de la langue anglaise et leur compétence scolaire. Chaque programme comporte quatre niveaux d’apprentissage axés sur la communication orale, la lecture et l’écriture.

  • Le premier programme, English Second Language (ESL) s’adresse aux élèves immigrants qui ont une connaissance plus ou moins grande de la langue anglaise et qui possèdent des acquis scolaires correspondant à leur âge.
  • Le second programme, English Literacy Development (ELD) vise particulièrement les élèves immigrants peu ou pas scolarisés qui doivent acquérir les concepts de base nécessaires en lecture et en écriture avant d’effectuer le transfert dans le programme ESL.

De plus, chaque discipline scolaire prévoit des adaptations au programme d’études afin que les élèves immigrants poursuivent des apprentissages de qualité, ajustés au niveau du développement langagier des élèves

En général, l’inclusion directe à la classe ordinaire est le modèle le plus utilisé dans les écoles ontariennes, ce qui implique une collaboration étroite entre le titulaire de la classe et l’enseignante du programme ESL à l’école pour planifier et adapter le programme d’études, mais également pour revoir les modes d’évaluation afin de répondre aux besoins du nouvel arrivant.

L’élève immigrant peut également bénéficier, individuellement ou à l’intérieur d’un petit groupe, d’un soutien linguistique pour une période déterminée pendant son parcours scolaire. Il arrive toutefois que les besoins linguistiques et scolaires des élèves nécessitent un passage dans une classe ESL pour une plus longue période, mais la mise en place d’un tel modèle fait toujours l’objet d’une analyse rigoureuse et relève du cas par cas.

Dans tous les types de modèles proposés, la consigne ministérielle est de mettre en contact le plus souvent possible les élèves immigrants en apprentissage de la langue seconde avec des locuteurs natifs, dans le but de permettre la création d’une relation sociale de qualité et la pratique continue des notions langagières apprises au quotidien.

En Ontario, dans le but de créer des liens avec la communauté, tous les élèves du secondaire doivent faire 40 heures de travail communautaire avant de compléter leurs études secondaires. Ce service communautaire est une occasion d’entrer en contact avec différentes cultures et d’effectuer plusieurs tâches en milieu scolaire, soit en accompagnant des jeunes en apprentissage de la langue ou encore en agissant comme interprètes et traducteurs auprès des enseignants qui reçoivent des nouvelles familles immigrantes.

Source : Adapté de http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/152/index.asp?page=dossierF (consulté le 12 aout 2013).